Manhattan
1624
Suite aux pillages,
tueries, réduction en esclavage que les colons avaient perpétrés
contre les Indiens depuis leur débarquement, les Indiens Powhatan,
excédés, avaient mis à mal trois cents des leurs.
Rapport
de Sir Waterhouse aux dirigeants de la colonie anglaise suite à
cet événement
«Messieurs,
notifie le sus-dit, nos mains qui étaient autrefois liées
par amitié et les bonnes mœurs (sic), ont été
libérées par la violence traîtresse de ces sauvages…
Nous pouvons maintenant, comme nous y autorisent la loi de la guerre
et la loi des nations, envahir le pays et détruire ceux qui ont
voulu nous détruire… Les conquérir est beaucoup
plus facile que les civiliser par la douceur… La victoire peut
être obtenue de nombreuses manières: par la force, par
la surprise, par la famine si nous brûlons leurs canoës,
incendions leurs bateaux, brisons leur matériel de pêche,
et si nous les assaillons pendant qu'ils sont à la chasse, les
poursuivons avec nos chevaux, lançons nos meutes à leur
trousse, et les donnons en pâture à nos molosses qui confondent
ces sauvages nus, tannés et difformes avec les bêtes sauvages
dont ils sont si friands.»
(
Extrait de La Résistance indienne aux États-Unis,
Élise Marienstras )
Les
résultats dépassèrent les prévisions les
plus optimistes comme en attestent ici les derniers relevés de
la géographie .........................................................(atlas
Bordas)

Bien entendu, cette stratégie
a eu ses détracteurs. Elle heurtait de bonnes âmes. Celles
de ceux qui peuvent être considérés comme fondateurs
des O.N.G. et de la générosité qui les anime, et
dont un certain John Quincy Adams a cloué le bec dans un discours
digne d'un Chef d'Etat - ce qu'il allait d'ailleurs devenir en 1825 en
tant que Président US
Washington
1802
John
Quincy Adams face à un parterre de descendants du Mayflower
"Il
se trouve de bonnes âmes, Messieurs, pour douter du droit qu'auraient
les Européens de s'emparer des terres indiennes, quel qu'en soit
le prétexte. Or le droit des Indiens sur le sol ne repose en
fait que sur des bases tout à fait contestables.
"Car que dire du droit que pourrait avoir un chasseur sur les milliers
d'hectares de forêts où son gibier l'entraîne au
gré de sa fantaisie? Où irait-il le chercher? Des mains
de qui l'aurait-il reçu?
"Le sein généreux de notre mère commune, amplement
suffisant pour alimenter des millions d'hommes, sera-t-il pour toujours
réservé à la satisfaction de quelques coureurs
des bois?
"Le fier Sauvage qui dédaigne pour lui-même les bienfaits
et les joies de la Civilisation, en privera-t-il à tout jamais
tout le monde?
"Va-t-il refuser à la Nature le droit de resplendir et de
s'épanouir enfin?
"Va-t-il interdire au chêne séculaire, tombé
sous la hache de l'Industrie, l'occasion de renaître, ennobli
par le travail de l'Homme, sous la forme d'une table, et condamner,
du même coup, cette immense région du globe à croupir
dans une perpétuelle désolation?
"Va-t-il à tout jamais laisser couvrir le chant joyeux des
Hommes par le rugissement du tigre et le hurlement des loups? Et réduire
ainsi à une éternelle stérilité ces plaines
et ces vallées que le Ciel, dans sa mansuétude, destinait
à la jouissance d'innombrables multitudes?
"Va-t-il laisser dans le morne silence d'une solitude sans fin
éternellement rouler vers des abîmes sans fond ces puissants
fleuves jaillis des mains de la Nature comme autant de voie de communication
entre les peuples?
"Et ces nombreuses baies, ces multiples criques, ces milliers de
kilomètres de côtes, l'Océan sans limite qui borne
ce pays, bref, tout ce qui s'offre ainsi à l'ingéniosité
des hommes, ces Sauvages vont-ils, eux qui n'en font jamais rien, à
tout jamais le refuser aux autres?
"Eh bien non, généreux philanthropes! Il ne sera
pas dit que le Ciel aurait été à ce point incohérent
qu'il aurait dicté aux hommes une Loi morale qui leur demande
de travailler, si le travail avait été contraire à
ce que permet de faire sa création physique!"
Un discours
dont la portée fut historique vu qu'aux treize étoiles
de son époque, trente-sept autres ont réussi à
s'ajouter grâce aux millions de paumés fuyant le Vieux
Continent…… pour être reçus les bras ouverts
par le service d'accueil assuré par la

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«Bien
des émigrants ont déchiffré le cœur
battant ce message sur le socle de la statue de la Liberté,
émergeant du brouillard sur Manhattan.»
(Le Nouvel Observateur) |
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Et
c'est bien vrai que ces cœurs-battant
en arrivant n'avaient que la Bible alors que nous avions la
terre. Mais maintenant, c'est le contraire : à nous la
Bible, à eux la terre |
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… et c'est d'ailleurs pour les aider, qu'ils ont eu
grand besoin de nous… |
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