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La première vague

Outre la mise en boîte d'une multitude de Sauvages sur tous les continents, cette première vague débouche sur la constitution des USA en application d'une stratégie toute simple dont un certain Sir Edward Waterhouse peut être considéré comme le père fondateur.

Manhattan 1624

Suite aux pillages, tueries, réduction en esclavage que les colons avaient perpétrés contre les Indiens depuis leur débarquement, les Indiens Powhatan, excédés, avaient mis à mal trois cents des leurs.

Rapport de Sir Waterhouse aux dirigeants de la colonie anglaise suite à cet événement

«Messieurs, notifie le sus-dit, nos mains qui étaient autrefois liées par amitié et les bonnes mœurs (sic), ont été libérées par la violence traîtresse de ces sauvages… Nous pouvons maintenant, comme nous y autorisent la loi de la guerre et la loi des nations, envahir le pays et détruire ceux qui ont voulu nous détruire… Les conquérir est beaucoup plus facile que les civiliser par la douceur… La victoire peut être obtenue de nombreuses manières: par la force, par la surprise, par la famine si nous brûlons leurs canoës, incendions leurs bateaux, brisons leur matériel de pêche, et si nous les assaillons pendant qu'ils sont à la chasse, les poursuivons avec nos chevaux, lançons nos meutes à leur trousse, et les donnons en pâture à nos molosses qui confondent ces sauvages nus, tannés et difformes avec les bêtes sauvages dont ils sont si friands.»

( Extrait de La Résistance indienne aux États-Unis, Élise Marienstras )

Les résultats dépassèrent les prévisions les plus optimistes comme en attestent ici les derniers relevés de la géographie .........................................................(atlas Bordas)

Bien entendu, cette stratégie a eu ses détracteurs. Elle heurtait de bonnes âmes. Celles de ceux qui peuvent être considérés comme fondateurs des O.N.G. et de la générosité qui les anime, et dont un certain John Quincy Adams a cloué le bec dans un discours digne d'un Chef d'Etat - ce qu'il allait d'ailleurs devenir en 1825 en tant que Président US

Washington 1802

John Quincy Adams face à un parterre de descendants du Mayflower

"Il se trouve de bonnes âmes, Messieurs, pour douter du droit qu'auraient les Européens de s'emparer des terres indiennes, quel qu'en soit le prétexte. Or le droit des Indiens sur le sol ne repose en fait que sur des bases tout à fait contestables.
"Car que dire du droit que pourrait avoir un chasseur sur les milliers d'hectares de forêts où son gibier l'entraîne au gré de sa fantaisie? Où irait-il le chercher? Des mains de qui l'aurait-il reçu?
"Le sein généreux de notre mère commune, amplement suffisant pour alimenter des millions d'hommes, sera-t-il pour toujours réservé à la satisfaction de quelques coureurs des bois?
"Le fier Sauvage qui dédaigne pour lui-même les bienfaits et les joies de la Civilisation, en privera-t-il à tout jamais tout le monde?
"Va-t-il refuser à la Nature le droit de resplendir et de s'épanouir enfin?
"Va-t-il interdire au chêne séculaire, tombé sous la hache de l'Industrie, l'occasion de renaître, ennobli par le travail de l'Homme, sous la forme d'une table, et condamner, du même coup, cette immense région du globe à croupir dans une perpétuelle désolation?
"Va-t-il à tout jamais laisser couvrir le chant joyeux des Hommes par le rugissement du tigre et le hurlement des loups? Et réduire ainsi à une éternelle stérilité ces plaines et ces vallées que le Ciel, dans sa mansuétude, destinait à la jouissance d'innombrables multitudes?
"Va-t-il laisser dans le morne silence d'une solitude sans fin éternellement rouler vers des abîmes sans fond ces puissants fleuves jaillis des mains de la Nature comme autant de voie de communication entre les peuples?
"Et ces nombreuses baies, ces multiples criques, ces milliers de kilomètres de côtes, l'Océan sans limite qui borne ce pays, bref, tout ce qui s'offre ainsi à l'ingéniosité des hommes, ces Sauvages vont-ils, eux qui n'en font jamais rien, à tout jamais le refuser aux autres?
"Eh bien non, généreux philanthropes! Il ne sera pas dit que le Ciel aurait été à ce point incohérent qu'il aurait dicté aux hommes une Loi morale qui leur demande de travailler, si le travail avait été contraire à ce que permet de faire sa création physique!"

Un discours dont la portée fut historique vu qu'aux treize étoiles de son époque, trente-sept autres ont réussi à s'ajouter grâce aux millions de paumés fuyant le Vieux Continent…… pour être reçus les bras ouverts par le service d'accueil assuré par la

Bref, un drapeau où chaque étoile commémore un génocide…

chacun de ceux-ci légitimé par la conviction d'être le peuple élu…

C'est en tous cas ce qu'ils croient de là qu'ils chantent :


 

 

 

 

 

 

«Bien des émigrants ont déchiffré le cœur battant ce message sur le socle de la statue de la Liberté, émergeant du brouillard sur Manhattan.»  

(Le Nouvel Observateur)

 

 

 

 

 

 

Et c'est bien vrai que ces cœurs-battant en arrivant n'avaient que la Bible alors que nous avions la terre. Mais maintenant, c'est le contraire : à nous la Bible, à eux la terre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

… et c'est d'ailleurs pour les aider, qu'ils ont eu grand besoin de nous…

 
 

 

 

… qu'ils nous ont évangélisés…

…et qu'ils nous ont dressés

 

Bref, la petite histoire de l'Amérique annonce la

La nouvelle vague

 

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