Ainsi,
prenons les Hommes de Loi. Sil ny avait pas de HORS-LA-LOI
ils lauraient tous dans le baba. De là quils se
sont dit : "plus il y aura de lois, mieux ça vaudra
et y a donc quà faire des Lois." Résultat,
il y en a tellement quil a fallu les encoder. Et tant mieux
si elles se contredisent, si pour en violer une, ON peut se servir
dune autre. Ça justifie des Procureurs, des Défenseurs
et fait bouffer toute la Magistrature.
Surtout
quil ny a pas quelle qui en profite. Tous ces procès
sont source dune multitude dhistoires dont salimente
le Cinéma pour combler le vide des boîtes crâniennes
que cause le développement de la productivité qui est
la source du "temps libre" - et du chômage. Lequel
savère dailleurs une prodigieuse banque de données
pour la fabrication des "séries b" à ne pas
manquer pour la commodité de la conversation de lapéro
dans les bistrots.
Bref,
banditisme et insécurité de lemploi font bon ménage
sur les plateaux et sont la base de réalisations qui toutes
ensemble se sont retrouvées dans le SPECTACLE - un formidable
monde qui se projette jusquau Tiers Monde pour y faire croire
que dans le Vieux Monde les aiguillons foisonnent pour vivre
sans temps mort.
Surtout
que, parallèlement aux précédentes, il y a dautres
sources dinspiration. Comme par exemple le fait que le Vieux
Monde est composé de diverses Nations, chacune reconnaissable
à son Drapeau et son registre de la population. Registre sur
lequel figurent tous ses inscrits - chacun photo, nom, prénom,
profession et adresse cadastrale, le tout authentifié sur du
papier aux couleurs nationales nommé PASSEPORT en vue de certifier
leur identité au regard dautorités étrangères.
Or,
la coexistence de ces Nations est en soi une abondante source de sujets
à exploiter pour animer le quotidien. Dabord en cultivant
lidée dappartenance à un Drapeau, symbole
dune "Grande Famille "qui serait sienne et qui
vaudrait dêtre défendue - de grands dangers pouvant
surgir de lÉtranger, du "sang impur", du potentiel
envahisseur contre lequel tous doivent sunir, se préparer,
former des Bataillons, prévoir des Alliances - et se battre
sil le faut. Bref, une superbe source demplois ainsi fournie
par le PATRIOTISME, amour de la PATRIE - Communauté
d'individus vivant sur le même sol, liés par un sentiment
d'appartenance à une même collectivité.
Mais
cela dit le nécessaire pour la défendre ne se trouve
pas tout fait : il faut le fabriquer.
Cest
à cette fin que le Pognon a mis au point une stratégie
remarquable : partant du fait quen obligeant tout le monde
à vivre clé sur porte, chacun se sent fort seul dans
ses mètres cubes, il fait du naturel besoin de communication
que chacun ressent la matière première dévénements
visant à faire vibrer tout le monde ensemble des évènements
qui se payent à lentrée, qui sont à consommer
sur place, et qui génèrent ce "sentiment d'appartenance
à une même collectivité" qui définit
précisément le Patriotisme.
Au
nombre des événements imaginés dans ce but, il
faut compter les événements sportifs le rôle
du Patriote tenu sur le terrain par des représentants de sa
propre Nation affrontant ceux dautres Nations. Une mise en scène
qui a pour résultat que tous ceux dune même Nation
gueulent comme un seul homme pour la victoire de leurs Champions,
la mise à genoux des Adversaires et le triomphe de leurs Couleurs.
Et plus costaud sera "lennemi", mieux se fera lidentification
public-champions et plus appréciée sera la Victoire.
Ce dont le Pognon profite pour non seulement faire ériger des
stades et faire payer un maximum laccès à des
compétitions de Haut Niveau, mais également pour arroser
généreusement ceux qui suscitent cet engouement, remplissent
les caisses des promoteurs, permettent dorganiser des Championnats
du Monde et de mettre sur pied les Olympiades.
Ce
qui bien entendu stimule les plus doués à vouloir accéder
au Sommet de leur "art". De là ces entraînements
auxquels les concurrents sastreignent : "Cadences
infernales, pressions de lentourage, ON se trouve désormais
face à de véritables maladies professionnelles, explique
le professeur Saillant. Épaule des tennismen, ligaments des
footballeurs, colonne vertébrale des sauteurs, tendons des
marathoniens, à chaque spécialité sa pathologie
propre."(Le Nouvel Observateur 27 février 2002)
Résultat :
en plus des installations susdites, la production des Patriotes stimule
la recherche scientifique - recherche doù sortent prothèses,
produits dopants, moyens de les détecter, moyens pour les masquer,
le tout pour assurer le développement de la médecine
ainsi que de la législation visant la répression des
fraudes et la dissuasion de potentiels tricheurs pour le plus grand
plaisir des Juges.
Mais
cela dit, le Patriotisme ne se fabrique pas quavec du Sport.
Il lui faut dautres ingrédients. Notamment ceux dont
la matière première est fournie par lHistoire.
À
chaque Nation la sienne. Aucune nétant sortie de rien,
toutes ont dû naître, grandir, se développer. Et
à cette fin, lUnion faisant la Force, chacune, pour assurer
et conforter son existence, a dû se battre, le rôle de
la corne daurochs tenu par ses voisines. Autrement dit, ce nest
plus létat prétendument "sauvage" qui
oblige présentement de sentendre et qui satisfait
par la même occasion le besoin inné de le faire :
cest en réalité la BARBARIE.
Ce
qui distingue essentiellement "Barbarie" de la "Sauvagerie"
cest en effet que le chasseur et son gibier sont de la même
espèce. Ainsi, contrairement aux loups qui ne se mangent pas
entre eux, la Barbarie leur permettrait de sentretuer s'ils
étaient plus humains. De sorte que, quoiquen dise le
Dictionnaire, la Barbarie est le fondement de la civilisation.
Bref,
pour forger une Nation, rien de tel quune bonne Guerre. Surtout
que celle-ci nassure pas uniquement lentente de chaque
côté du Front entre les combattants. Lexpérience
prouve que ces derniers sont comparables aux Grands Sportifs qui font
vibrer à lunisson la foule des supporters. La différence
étant dans ce cas quau lieu de ségosiller
sur les gradins, les habitants de toutes les Nations belligérantes
sactivent à larrière dans la production
darmes, et dans des recherches visant à les perfectionner
et les acheminer au mieux. De là tout ce qui sinvente
de part et dautre pour sentre-bombarder les industries,
les ponts et chaussées, et tout ce qui se bétonne en
vue de sen abriter. Le tout réussissant sous chaque drapeau
à assurer lidentification Civils/Soldats et renforcer
le Patriotisme dont le Pognon profite pour assurer le plein-emploi
et conforter partout sa position centrale. Et cela non seulement durant
la Guerre grâce aux travaux de démolition, mais également,
la Paix revenue, dans les travaux de reconstruction.
Ainsi,
de tout cela, peut-ON conclure que le Pognon exige tout à la
fois lentente et la séparation : lentente
dont il a besoin sobtient grâce à des guerres quil
faut livrer ensemble pour, paradoxalement, défendre le Droit
de rentrer vivre séparément après le retour au
calme - chacun son cube et son chez-soi, ses clés et son boulot.
Mais
cela dit, rares sont ceux qui apprécient vraiment la Guerre.
Heureusement donc que le Patriotisme, peut aussi se fonder sur dautres
formes de conquêtes que simplement géographiques. Ce
qui savère dailleurs dautant plus nécessaire
quhormis de grands fonds marins, certaines étendues polaires
et la planète Mars, il ne subsiste plus le moindre mètre
carré qui ne soit encubé.
Heureusement
donc que le PATRIMOINE (héritage commun dune collectivité)
historiquement constitué permet de "mettre en valeur "dautres
domaines de la Nature, domaines qui, par delà toutes les Frontières
Territoriales, demeurent ouverts à la recherche et à
la créativité de lhomo de plus en plus Sapiens.
Comme par exemple ceux de la Science inspiratrice des technologies
de pointe et dArts Nouveaux fondés sur elle - comme en
témoignent ces érections de mégacubes dont surbanisent
les Mégapoles. Le tout ensemble constituant en quelque sorte
le patrimoine de lHumanité entière.
À
ceci près toutefois que cest le Pognon seul qui rend
possible ce genre de recherches et de réalisations. De sorte
que le développement de lHumanité entière
sopère essentiellement dans le Vieux Monde le
Tiers servant surtout de laboratoire, de champ dexpériences
et de fournisseur dorganes comme par exemple ces yeux
denfants de Bogota qui se font greffer à Manhattan.
Bien
sûr, il est de notoriété publique que lexistence
de cette Amérique-là se fonde sur la mise en boîte,
voire le massacre, des autochtones, sur la possibilité ainsi
offerte de déflorer tout un continent vierge, de "mettre
en valeur "dénormes territoires sans résistance
notoire - et de se livrer à des pratiques guerrières
sur dautres continents sans que la moindre Grosse Bertha ne
leur bombarde les Industries hormis bien entendu ce fameux
"11 septembre 2001" qui leur a très opportunément
galvanisé le Drapeau vu quecet événement leur
a permis en quelques mois de "légitimement "mettre
le grappin, en attendant la suite, sur les attractifs pipe-lines afghans
qui, depuis belle lurette, émoustillaient le Pétrodollar
et ses Pétrogorilles.
Ainsi
donc, le Patriotisme, produit de la Barbarie, est entretenu par des
conquêtes Scientifiques dans des domaines de plus en plus variés
conquêtes réalisées grâce à
des recherches qui ont chacune un double but :
-
donner de quoi sencuber à ceux qui les assurent
- contribuer
au développement de lHumanité entière qui
est bien entendu censé lui être bénéfique.
Si
bien que tout se passe maintenant comme si les chercheurs avaient
hérité dans le domaine scientifique du rôle quavaient
naguère joué les Tuniques Bleues dans celui la géographie
des Militaires qui, grâce au massacre des bisons et au
remplacement de leurs troupeaux par des troupeaux de vaches à
lait, ont en effet permis à nombre de leurs compatriotes de
concentrer des cubes et de sinstaller en ville.
Bref,
Sciences et Technologies Nouvelles ont pris le relais de la Troupe
et de la Winchester pour la poursuite du processus de civilisation
de la boustifaille. Du Pognon judicieusement placé du fait
que les progrès qui en résultent offrent à chacun
la possibilité de bouffer pour trois fois rien et donc
davoir le temps et les moyens de produire et de soffrir
tout ce qui fait du mode de vie en cube un mode de vie sans précédent.
Vaste
domaine donc que ce domaine alimentaire où, par exemple, les
"Mac Do" occupent une place de choix avec BigMacs et Hamburgers.
Au point quON retrouve ceux-ci dans toutes les Capitales
et quils ont leurs portraits dans les gazettes du monde entier.
Et cela grâce au fait que pour les mettre à la portée
du plus grand nombre, des Scientifiques ont eu lidée
dappliquer les principes de la production en chaîne à
la fabrication de la matière première dont les BigMacs
sont faits.
Ainsi,
je prends lexemple des poules. ON sest aperçu quen
détournant leurs ufs, leur envie de couver est telle
quelles répondent le lendemain. ON a donc eu lidée
de refaire le coup chaque jour et de les mettre en cage entre deux
tapis roulants : lun apporte le grain, lautre emporte
les ufs, la machine à omelettes est lancée.
Et
ce qui vaut pour les poules sapplique semblablement aux vaches :
ON les met en batteries, ON les nourrit par devant, ON les insémine
par derrière, elles font du veau, elles font du lait, le veau
des escalopes et le tour est joué.
Kif-kif
pour le cochon, nourriture par devant, cochonnet par derrière,
la machine à jambon démarre et ne sarrêtera
plus
Bref,
c'est comme pour les bagnoles : faire du John Ford avec veaux,
vaches, cochons, couvées. Fini l'artisanat et le paysannat
dans la bidoche. Vive la modernité, la bouffe industrielle.
Des tonnes de viande, des centaines d'ufs annuellement pondus
par mètre carré. Des prix défiant toute concurrence.
Certes,
les vieux - ceux qui nont connu que la poule au ver de terre,
la vache des prairies et le cochon de la betterave fourragère
napprécient guère ces nouveautés.
De là quils sont nombreux qui parlent de malbouffe à
leur propos. Heureusement donc quils sont en voie de disparition,
tant pour la Science que pour lemploi.
Pour
lemploi en effet, car, sil est vrai que les nouvelles
formes alimentaires ont réussi à dépeupler le
monde rural, elles ont par contre contribué au développement
pharamineux des villes et à la multiplication des besoins causés
par le surpeuplement de ces dernières. De sorte quen
fin de compte ces inventions, loin de nuire à lemploi,
sont au contraire à lorigine de prodigieux investissements
et des fabuleux progrès réalisés à la
vitesse des TGV dans tout le secteur industriel.
Mais
cela dit, outre ces innombrables retombées favorables au développement
des recherches, la bouffe est en elle-même une source de problèmes
qui ont, pour être résolus, besoin de têtes et
de main-duvre. Ainsi, après que le chimique eût
remplacé le fumier dans la patate, voici maintenant que le
transgénique se substitue au génétique dans la
tomate, que les semences ne se trouvent plus que chez les Banquiers
de la Céréale, que la vache saffole à la
farine de viande, que le poulet se dioxine et que la truite se salmonelle.
Résultat,
la soi-disant malbouffe gagne du terrain. Au point quaprès
avoir réussi à rendre les vaches et les poulets toxiques,
voici maintenant que le De Meulenaere Michel annonce que de "nouvelles
pratiques douteuses dans la chaîne alimentaire "ont fait
leur apparition. Par ingestion, cette fois, de MPA," une hormone
synthétique retrouvée dans des porcelets et dans des
truies.... affaire qui, selon Maghin-Rogister Guy, met une fois de
plus en évidence de grands problèmes chez les fabricants
d'aliments pour bétail. Leur fonctionnement s'apparente davantage
au recyclage de déchets quà la fabrication d'une
nourriture de qualité. "Une procédure d'autant
plus inquiétante semble-t-il que, selon l'Agence Fédérale
de la Sécurité de la Chaîne Alimentaire, ce même
MPA, fourni sous forme de mélasse, se retrouve, en plus, "dans
des limonades et autres boissons rafraîchissantes".
Bref,
entre les traditionalistes et les progressistes, entre pro-bios et
pro-MacDo, la partie est engagée. Et si le Pognon se permet
ainsi de financer sa propre mise en question c'est qu'en fait il en
profite pour s'investir dans les médias, vendre ses gazettes,
animer des débats, organiser des symposiums, trafiquer les
consciences, attester de sa "neutralité" - et sattribuer
ainsi un rôle darbitre dans des conflits dont il finance
toutes les parties. De sorte que ce n'est pas Lui en tant que tel
qui serait à l'origine de catastrophes - seulement l'usage
quON fait de Lui. Et si ON n'est pas content de la situation,
il ny a quà passer aux urnes.
Et
cest bien là ce qui fait de Lui un inconditionnel de
la DÉMOCRATIE - et lardent partisan de son implantation
universelle, vu que cest grâce à ce régime
quil a conquis les Pleins Pouvoirs. Ce quil a réussi
en se servant de ceux qui croient se servir de Lui. Peu Lui importe
en effet ce quON en fait et de quelle façon ON lutilise.
Chacun a le droit de choisir la sienne - et que les meilleurs gagnent.
Qui nauront quà sen prendre à eux-mêmes
si leurs élus ne répondent pas à leur attente.
Doù les majorités changeantes des changements
assurés grâce à tous ceux qui font campagne en
cultivant le mécontentement. Résultat, tout se bouscule,
et le Fric n'y est une fois encore pour rien.
Et
il ny a dailleurs pas que la bouffe pour poser des problèmes
et fonder des partis. Il y a dautres formes de pollution vu
que toute découverte à son revers quil faut éradiquer.
Réponses dictées par un certain "bon "sens.
Comme dans lexemple déjà cité : la
caravelle de Colomb Christophe, la découverte de lAmérique
- positive pour les Blancs, négative pour lIndien. ON
a gardé le positif en supprimant lIndien. Et dans
le cas des villes, de leurs déchets, kif-kif : sen
débarrasser. Poubelles, décharges publiques et incinération.
Inutile
de faire le détail. Quand les problèmes sont là,
ON les déplace là où personne ne met les pieds.
Dans latmosphère, dans locéan, dans le fin
fond de lAngola - certains se faisant même satelliser.
Quimporte le trou si cest un trou perdu.
Jusquà
ce quil y ait des retombées. Telles que le réchauffement
de la planète, la fonte de lAntarctique, linondation
prochaine des Pays-Bas, et la faillite certaine des sports dhiver.
Mais les scientifiques sont là. Ils sont au courant. Ils font
le nécessaire, se réunissent à Kyoto, soutiennent
les ÉCOLOS. Lesquels "saisis par lurgence de ces
multiples menaces, luttent pour une transformation radicale de notre
Société "([4]). Et la nature se trouve ainsi
un nombre croissant de "défenseurs". Certains allant
jusquà rejoindre les cabinets ministériels. Sans
préjudice toutefois pour les acquis. Ainsi, un exemple entre
mille, lécologie politique ninterdit pas de tirer
la chasse à cabinet, quoi que les baleines et les planctons
puissent en penser.
Bref,
cest une écologie de lhomme par lhomme pour
lhomme. Et comme la pollution nexisterait pas sans le
travail - et que sans pollution, pas dÉCOLOS, ceux-ci
prennent la défense des travailleurs. Une sensibilité
qui fait le jeu des socialistes et fonde la "gauche plurielle "
- avec un programme commun : combattre les nuisances dûes
au travail par du travail. Et ils se font élire. Comme quoi
cest sûr : le cerveau lui aussi rétrécit
au lavage.
Illustration
de cette grande lessive :
Le
Hulot Nicolas sur France 2 déclare à sa descente dun
polluant Boeing :
-
Si ON ne saccorde pas pour moins consommer, moins rouler,
rétrécir nos besoins et notre confort, ce sera le désastre
pour la planète,
et
la feue Françoise Giroud commente([5]) : ON peut toujours
essayer. Mais la nature de lhomme ne sera jamais de faire moins,
davoir moins, elle pousse toujours vers plus. Renverser cet
instinct fondamental nest pas le moindre obstacle auquel se
heurtent tous les Nicolas Hulot de ce monde, prophètes de la
fin de la Terre.
Giroud
- Hulot, socialos - écolos, le débat est ouvert. Un
débat dont sont toutefois exclus les Bochimans qui parlent
positivement de leur monde inculte, alors que sils pouvaient
se servir du Dictionnaire ils apprendraient que la NATURE "cest
lensemble du monde physique considéré en dehors
de l'Homme, non transformé par l'Homme" (Larousse pour
tous)
et que par conséquent ils ne sont pas encore
vraiment des Hommes. De sorte quils feraient bien dapprendre
à lire et écouter quand les Grands parlent - et leur
expliquent que pour connaître leur vraie Nature qui est essentiellement
HUMAINE "sensible à la pitié, compréhensive,
et qui témoigne de ce caractère" (idem) ils
doivent cesser de se comporter comme des SAUVAGES "qui s'organisent
spontanément, en dehors des lois, des règlements, et
se montrent ainsi tout à la fois féroces, cruels,
violents et grossiers." (idem).
Dailleurs,
le fait est là que nul ne vit jamais le moindre "Sauvage"
se consacrer à lassistance de ses semblables comme font
de nos jours toutes les émules de la mère TÉRÉSA
Bien
sûr, à la décharge des "primitifs"
qui sont pourtant déjà sapiens - il faut reconnaître
quils neurent pas loccasion de se consacrer à
des déshérités vu que, ne produisant rien, ils
nauraient pu déshériter personne. Faute de riches,
ils manquaient de pauvres leur permettant dêtre "sensibles
à la pitié, compréhensifs, de témoigner
de ce caractère".
Bref,
impossible de se montrer Humain tant quil ny a pas le
Pognon. Lequel naurait pas pu se révéler sans
la CIVILISATION "Ensemble des caractères propres à
la vie culturelle et matérielle d'une société
humaine." (idem)
De
là que plus cette société est évoluée,
plus il y a de pognon en jeu et plus Humain lhomo devient. Autrement
dit, de la naissance à la maturité, il y a divers degrés
de Civilisation. Si bien que les plus mûres ont le devoir délever
les autres, de les Humaniser en se montrant sévères
mais justes. En soutenant des Missions, en donnant le sens de la VALEUR
"Ce qui est posé comme vrai, beau, bien et sert de référence,
de principe moral" (idem) - et sil le faut en bombardant
pour bien se faire entendre de celles et ceux qui nécoutent
pas ou ne comprennent pas bien la leçon.
Tout
bénéfice pour le Pognon bien sûr du fait que les
besoins requis par cette éducation lui permettent de créer
de lemploi, tant pour inventer et fabriquer des armes que pour
les porter et les utiliser.
De
sorte que de formidables parties sengagent un peu partout dans
le monde entre le pot de terre et le pot de fer autant de batailles
qui sont bien entendu livrées pour la défense des libertés
avec en point de mire linstauration de la Paix Mondiale - alors
que de toute évidence sans ces conflits, ce serait le bordel
dans le Vieux Monde lui-même.
Bref,
il aura donc suffi au Fric et ses Gorilles daller fourrer leur
nez partout et de ne foutre la Paix nulle part, pour que leurs propres
encubés, narrêtant pas de se sentir en danger,
nimaginent pas un instant que ce puisse être eux les vrais
dindons de la farce.
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