L'Encubage
Généralisé
Le
monde libre est composé de citoyens dont chacun dispose de
quelques mètres carrés sur trois mètres de haut
- ce qui lui fait trois fois autant de mètres cubes - où
nul autre que lui naura le droit de pénétrer sans
un mandat de perquisition.
Bien
sûr, à lintérieur de ces mètres cubes,
rien ne pousse.
Et
comme ON nest chez soi nulle part ailleurs, pour faire entrer
du blé ON a trouvé le Pognon. De là quil
est le bienvenu partout - le problème étant quil
ne sobtient quen faisant des choses pour dautres
ce qui implique que ces derniers naient pas seulement besoin
de manger. Et cest en quoi les cubes sont dune fécondité
exceptionnelle.
Ainsi,
par exemple, donnent-ils envie de peindre leurs murs en rose. Ce qui
fait que tout le monde a besoin que certains produisent des pots de
couleur. Et comme en plus chacun respire, il faut aussi des fenêtres
avec une vue sur lextérieur - ce qui suppose quau
moins une face soit à lair libre.
Cette
face est appelée façade. Et comme les cubes se touchent,
toutes les façades salignent du même côté
dun lieu qui sest appelé la rue de lautre
côté de laquelle se rangent dautres façades.
Si bien que, de sa fenêtre, chacun pourrait plonger son regard
à lintérieur des cubes den face si les tentures
nétaient pas là pour la sauvegarde des libertés
intimes.
Bien
entendu, en se promenant, chacun se ferait une piètre idée
du monde si les façades nétaient pas attrayantes.
De là que le Système a instauré le permis de
bâtir délivré par des architectes soucieux dintégrer
lart dans le quotidien. Ainsi, lun des effets notoires
de lencubage est-il de générer des besoins dordre
général.
Larchitecture
en est un cas mais il sen trouve bien dautres. Comme par
exemple le fait que chacun a besoin de faire ses besoins dont les
produits auraient tôt fait de déborder des fenêtres
sil ny avait les égoutiers nourris aux frais de
la collectivité.
Et
il y a dautres exemples. Ainsi, ce que chacun fait dans ses
mètres cubes ne regarde que lui. Mais tous sont sujets à
provoquer certains débordements, comme par exemple avec des
décibels. Ce qui bien entendu dérange les autres. De
là ces unités casquées dintervention dont
la mission consiste à faire en sorte quau moindre excès
tout rentre dans ses cubes. Et comme ces agents du maintien de lordre
fonctionnent parmi des millions de cubes, pour sy retrouver
ils ont photographié tout le monde, nommé chacun, numéroté
sa porte et associé son nom au nom dune rue autant
de précautions facilitant le dépistage des violeurs
du droit de chacun à rester maître en sa demeure. Ce
dont les industries spécialisées dans la serrure, la
caméra rurale, la table découte et le signal dalarme
vont profiter pour occuper quelques millions de cubistes.
Sécurisé
sur ses arrières, chacun peut donc sortir en toute quiétude.
Si bien que tous se retrouvent régulièrement en rue
à la merci du regard dautrui. Et comme le cul dun
citoyen ne regarde que lui, le respect dû à sa personne
a favorisé le développement de protections portables
dont les textiles ont su tirer parti pour se mettre en vitrines avec
énormément de succès.
Fort
bien, mais il ne suffit pas de se croiser en rue pour faire des relations.
De là que chacun a besoin de trouver des lieux où rencontrer
des autres quun même désir anime. Ainsi y a-t-il
des cubes spécialisés dans le pastis, la guindaille,
le cheek-to-cheek, ou la partie de jambes-en-lair, autant de
lieux où leau de toilette, le décolleté
et le T-shirt vont fonctionner à plein rendement.Bref, tous
les jours tout le monde court dans tous les coins.
Et
comme chacun déteste les temps morts, tous sarrangent
pour perdre en rue le moins de temps possible. Doù linvention
des mobil-cubes - les collectifs et les particuliers - dont le formidable
succès a pour effet quil nest pas rare de se retrouver
dans des bouchons. Ce dont dingénieux chercheurs ont
profité pour mettre au point le GSM, les satellites et le CD,
et cela pour que chacun dans son mobil-cube embouteillé garde
le contact avec le monde devenu pour lui inaccessible.
Nempêche
quêtre dépassé par des piétons alors
quON pourrait faire du cent à lheure, pose de réels
problèmes en soi et risquerait de les dégoûter
dune industrie dont des millions de citoyens survivent. Il en
serait sûrement ainsi si nétait apparue une industrie
connexe spécialisée dans lart de faire sauter
les bouchons partout où il sen crée. Un art dont
sont issus les autoroutes et les feux rouges, autant de réalisations
pharaoniques offrant des débouchés à quelques
autres millions de citoyens.
Mais
cela dit, même quand ça roule, le GSM et le CD nont
rien perdu de leur attrait et leur avenir reste assuré vu que,
sans eux, tout le monde sendormirait à cent à
lheure et les voyages se termineraient bien plus souvent dans
le fossé quils ne le font déjà. Des catastrophes
qui servent de base à lindustrie du S.O.S. spécialisée
dans la réanimation, le fauteuil roulant, la prothèse,
la rééducation, laide aux familles et la réinsertion
sociale, autant de pratiques humanitaires qui font honneur au monde
cubique.
Surtout
quil ny a pas que les collisions, les accrochages et dérapages
dans le fossé pour stimuler la solidarité. Il y a les
incendies et les inondations, les braquages et les cambriolages dont
sont quotidiennement victimes certains dentre eux en dépit
de toutes les précautions prises. Autant dimprévisibles
infortunes qui ont conduit à la concrétisation d'un
important secteur spécialisé dans les assurances-vie.
Ainsi,
le nombre de besoins à satisfaire est pour tout le monde en
pleine croissance - chacun correspondant à quelque chose quil
faut trouver à la portée de cube le pain à
deux pas et la paire de chaussures neuves à quelques centaines
de mètres au plus. Et puisque les légumes poussent à
la campagne, les chaussures en Corée et le reste un peu partout,
un nombre impressionnant de cubistes sadonnent plein-temps au
transport et la répartition rapide dabsolument tout ce
qui se fait dans le monde.
Bien
entendu plein dincidents surviennent en cour de route pour retarder
les choses et ce serait la catastrophe sans le secours du surgelé,
conservateurs biologiques et autres légumes génétiquement
pensés en vue de dégoûter les asticots, les doryphores
et les chenilles et de devenir imputrescibles.
Cela
dit, il va de soi que chacun veut en avoir le plus possible pour son
pognon. De là que tout va de plus en plus vite, de plus en
plus fort et de plus en plus loin. Et parmi les choses qui bougent
se trouvent les cubistes eux-mêmes qui ont périodiquement
besoin de sencuber secondairement dans des Clubs Med -
et qui sont donc à lorigine des fabuleux progrès
de laéro-cubisme et de la mise en valeur des bords de
mer. Ce dont profitent bien entendu les autochtones pour eux aussi
se faire du pognon. Bien sûr, étant donné leur
nombre, la concurrence est rude et les tarifs sont bas. Surtout que
tous sont également qualifiés pour porter des paquets,
cirer des bottes ou se livrer à des parties de jambes-en-lair.
Et
cest ainsi que les membres des pays cubiquement développés
peuvent mesurer toute la distance qui les sépare des indigènes
du bout du monde. Et peuvent donc apprécier à leur juste
valeur les formidables progrès réalisés dans
tous les domaines grâce aux droits fondamentaux dont ils bénéficient
dans le monde libre un monde où chaque producteur, dans
son domaine particulier, peut en effet se permettre de balayer ses
concurrents dans lintérêt de son entreprise et
de tous ceux qui sen nourrissent et sy dépensent
- et qui ont bien entendu été eux-mêmes sélectionnés
comme présentant le meilleur rapport qualité/prix parmi
les candidats aux postes quils occupent. Le résultat
étant que dans les régions maxi-cubiques du globe, la
concurrence entre demandeurs demploi permet datteindre
des degrés de qualification dont les cireurs de botte océaniens
ne se font pas la moindre idée.
Pour
obtenir cette formidable diversité (de cubes), le Fric offre
à tous un droit égal dêtre qualifié
dans lune ou lautre fabrication. Bien entendu étant
donné tout ce qui doit se faire, chacun est bien forcé
de choisir. Ainsi, un palefrenier ne peut se doubler dun chirurgien,
un architecte dun légumier ou un comptable dun
coureur cycliste. De là que légalité des
droits nexclut pas des différences de vie.
Une
différentiation qui tient au fait que le monde cubique est
un grand corps social, un organisme fabuleux au sein duquel chacun
est une cellule dont la fonction dépend doù elle
se trouve à lintérieur. Il y a celles de la base,
celles de la tête et celles du milieu, chacune avec sa fonction
propre dont lensemble profite pour sagrandir, se fortifier
et prospérer.
Cela
dit, dans le monde cubique considéré comme un grand
tout mondial, il y a plusieurs ensembles du même type, chacun
identifiable par son nom, son territoire, sa langue et son drapeau,
symbole de son existence propre et respecté par tous les cubes
qui le composent et qui sont fiers de lancienneté de
leurs proto-cubes et du maillot de leur équipe de foot.
Mais
à ces détails près, ces différents ensembles
sont tous pareils et font partie des Onusiens une espèce
qui, contrairement à dautres, est en bonne voie dapparition.
Pour fonctionner correctement, lOnusien a besoin dun système
nerveux fiable. Ainsi, par exemple, si sa base se met à chanceler,
il faut que sa tête lapprenne tout aussitôt pour
actionner le bras armé de ses unités dintervention,
ramener tout le monde à la raison et enrayer la contagion.
Il
ne faudrait cependant pas croire que lOnusien n'aurait d'autre
fonction que le maintien de l'ordre entre les cubes et qu'il serait
insensible au moral de ceux de la base. En fait il réagit à
tout ce qui peut venir troubler leur vie.
Comme
par exemple qu'ON sennuie. Contre quoi il produit des médias
et des cubistes spécialisés dans lart damuser
le monde. Pour exercer son art, lanimateur a bien évidemment
besoin de sujets. Fort heureusement ceux-ci ne manquent pas. Les incroyables
relations que les cubistes entretiennent entre eux sont une source
inépuisable de scénarios, les uns prêtant à
rire, dautres à pleurer, dautres encore à
réfléchir ou se scandaliser.
En
fait, toute cette animation répond au besoin de sintéresser
aux autres. Et ce que nul ne pourrait voir de sa fenêtre, chacun
le voit en projection et peut ainsi participer aux aventures les plus
diverses, des plus loufoques aux plus musclées, sans mettre
un pied dehors. Il lui suffit pour ça de compléter sa
collection et dajouter un petit écran à ses CD,
son GSM, son mobil-cube et toute la gamme des choses qui lui permettent
de considérer le monde cubique comme le meilleur des mondes
possibles.
Surtout
qu'ON ne s'en tient pas là. ON sait aussi qu'en se cantonnant
dans le virtuel et ne s'émouvant que médiatiquement,
chacun manquerait dramatiquement de contact physique. Et comme nul
nest chez lui hors de son cube, pour mieux connaître les
autres il faut pouvoir en faire entrer certains chez soi. Et pour
quils sy plaisent, il faut de bonnes bouteilles, une bonne
musique, une bonne lumière, de bons coussins et de bons lits
- et il faut donc une industrie spécialisée dans lart
de recevoir et de mettre le monde à laise.
Ce
qui permet au monde cubiste d'atteindre toutes ces fins, cest
sa capacité de dévorer tout ce qui lui tombe sous le
bulldozer. Et rien ne larrête. Surtout quà
lintérieur, sur terre, sur mer et dans les airs, les
onusiens ne cessent jamais de se défier et de se pilonner mutuellement
le lance-rocket mieux écouté que le lance-pierre
dans le concert qui se donne. Le résultat étant que
le monde est divisé entre un Vieux-Monde qui mène le
jeu et un Tiers-Monde qui sert denjeu.
Le
Tiers-Monde désigne lensemble constitué de bidon-cubes.
Il ne sy trouve ni GSM, ni mobil-cubes, ni bonnes bouteilles,
ni lits moelleux, ni petits écrans. Tout ça alors quils
ont les pieds sur les gisements dont le Vieux-Monde a besoin pour
être libre et prospérer. Bien sûr, pour accéder
à ce qui se trouve dans le sous-sol, il faut creuser. Ce qui
implique raser les cases et tout ce qui les entoure. De là
que, par exemple, les girafes, ne sachant plus où se mettre,
se demandent ce quelles doivent faire?
À
quoi le Vieux-Monde répond en décrétant que les
girafes, les éléphants, lions et autres espèces
doivent être protégés. Ce qui donne droit à
chacune delles d'avoir ses représentants nourris-logés
aux frais de la collectivité. Bien sûr, en échange
de sa pension alimentaire, chaque animal est cordialement tenu de
donner quelque chose de lui. Le poisson rouge se donne à voir,
le perroquet soffre à entendre, la vache à traire,
le mouton à tondre, le poulet à manger, le cobaye à
tester, le ouaouaron à autopsier, le chien à chouchouter,
et de même pour tout ce qui peut se rendre utile dune
manière ou dune autre. Ainsi, par exemple, en soffrant
à linvention et lépandage des pesticides,
le cancrelat lui-même a son utilité.
Et
cest ainsi que tout participe à la constitution dun
monde où nulle espèce ne sera encore laissée
pour compte. En fait, cest grâce au Vieux-Monde que le
besoin de sentraider a enfin pu se développer jusquà
devenir universel : "Tu me donnes ta terre, je te donnerai la
Bible" disait lEurope aux Indiens. "Tu me donnes ton
amour, je te soignerai en retour" dit le Cubiste Sans Frontière
aux petits analphabètes.
Bref,
rien ne peut plus contrarier un cubiste confirmé que le sentiment
dêtre inutile. De là quaucun ne fait bon
ménage avec les autonomes. Pour lui un autonome est un sauvage
qu'il faut mettre en valeur. Au même titre dailleurs que
létat naturel dont lexistence réclame lautonomie
de tout ce qui lhabite. Doù cette énorme
variété despèces dont les cubistes ne savent
que faire. Sauf sen servir pour employer leur matériel.
Ainsi,
par exemple, dès quils entendent le mot Nature, ils sortent
leurs bulldozers pour implanter des cubes. Or il se fait que les bébés
des cubistes eux-mêmes sont un peu comme les chiots et comme
les girafons : aucun nest né dun cube. De sorte
que rien dinné ne le prédispose à devenir
un assisté. Ni dailleurs à devenir un assistant.
Cest un petit organisme génétiquement sauvage
quil faudra modifier pour ladapter à un cube comme
un bonzaï à un pot de fleur.Il suffit pour cela, chaque
fois qu'il a envie d'une chose, comme par exemple d'un caramel, de
le mettre devant un choix : "ou tu te sers directement et ON te le
reprendra, ou tu demandes gentiment et tu en recevra un".
De
là que la première chose qu'il doit apprendre c'est
à se montrer gentil ou bien alors à se servir
sans être vu. Même chose pour tout ce dont il aura besoin
: ou il apprend à se montrer sage, ou il apprend comment s'y
prendre pour que nul n'en sache rien se faire avoir, ou ne
pas se faire voir. Mais peu importe la manière, pour l'acquérir
il faut faire des études dont le but sera d'apprendre comment
se faire un maximum de fric en se faisant suer le moins possible.
La
qualité des études faites est attestée par des
diplômes. Mesurés en espérance dargent,
tous les diplômes ne se valent pas. Plus ils en valent, meilleurs
ils sont - et vice-versa bien entendu. De là qu'ils sont tous
authentifiés par des lois qu'il faut apprendre à respecter,
tant pis pour vice-versa.
En
fait, les lois ont pour fonction de légaliser des inégalités
sans que personne n'ait le droit de se rebeller - les défenseurs
de ce non-droit étant bien sûr les détenteurs
des grands diplômes, et l'égalité affirmée
devant la Loi servant somme toute à interdire à ceux
qui sont dans le pétrin d'entrer dans le lard de ceux qui les
y mettent.
L'impossibilité
de combattre les inégalités criantes est garantie pas
des forces d'intervention qui compensent leurs maigres revenus par
le droit de se défouler et de matraquer impunément les
opposants aux lois. Ce qui bien entendu soulève régulièrement
l'indignation des diplômés les moins égaux.C'est
le grand mérite de la démocratie d'avoir permis à
ces derniers de manifester ladite indignation et de se faire représenter
au sein des assemblées constituantes.
C'est
qu'en effet les détenteurs de petits diplômes ont conquis
le droit de décerner eux-mêmes de grands diplômes
de députés, de sénateurs et de bourgmestres.
Diplômes que ces derniers ne manqueront pas de défendre
comme leur bien propre, et s'il le faut avec l'appui des unités
d'intervention.C'est à ce niveau législatif que de grandes
écoles ont réussi à se faire une excellente réputation.
Elles enseignent en effet à leurs bénéficiaires
l'art subtil de puiser dans les caisses en simmiscent dans les
secrets d'État, secrets que le Drapeau exige bien sûr
de respecter pour assurer son développement et sa défense
dans le monde.
Tout
cela étant - et quelle que soit l'école considérée,
la formation qu'elle procure et la morale qu'elle enseigne - on peut
dire qu'à la différence du bonzaï ordinaire qui
casse son pot si ON le laisse pousser, ON laisse partout grandir les
petits sauvages mais ON leur agrandit le pot jusqu'à ce qu'il
devienne cube.
Peu
importe d'ailleurs le cube où se retrouvera le petit devenu
adulte : qu'il s'agisse d'un deux-pièces, d'une fermette, d'un
loft ou de la Maison Blanche, TOUS sont physiquement et mentalement
bonzaïsés de leur première brassière jusqu'à
leur mise en bière. Ce qui se traduit par se civiliser, ou
mieux encore s'humaniser quiconque s'y refusant se retrouvant
illico dans huit mètres cubes sous les barreaux.
Ainsi,
chacun se doit de devenir humain, c'est une nécessité
vitale. Et ce n'est pas facile. Il faut pour ça prendre des
leçons, passer des examens pour s'assurer que la greffe prend,
que le cubisme s'incruste, que l'humanisation s'opère, bref,
que le petit promette d'être aussi nul que le sont devenus ses
pères et mères.
Et
ce qui ressort de tout cela, c'est que tout se passe et tout se pense
à l'intérieur d'un gigantesque ensemble contenant l'ensemble
des onusiens constitutif d'un fabuleux bonzaï. Ce qui n'aurait
bien sûr pas importance s'ils étaient seuls à
se ridiculiser de la sorte, et s'ils n'abrutissaient que l'humanité
entière. Mais le problème c'est que, ce faisant, ce
mégalo-bonzaï dévore tout qui reste d'autonome
sur la planète de la dernière forêt aux
tout derniers planctons et qui fournit leur oxygène
aux encubés eux-mêmes.
En
conclusion, plutôt que s'obstiner à étudier comment
s'y prendre pour ériger des cubes et s'efforcer à vivre
dedans, il faut apprendre à les détruire et s'entraîner
à vivre dehors. Ce qui sera d'autant plus passionnant d'ailleurs
qu'en se défoulant de la sorte, ON va en plus revoir pousser
tout ce que les cubes écrasent et qui n'est autre assurément
que ce qui nous manque pour mettre un terme au ridicule. C'est qu'en
effet, il n'y a pas à en douter : mieux vaut pour stous apprendre
comment trouver des ufs pondus en liberté que faire chacun
n'importe quoi pour n'en tirer que des ufs de poulets de batterie
KOT-KOT-KODÂÂK
!