La
Peur davoir lair con et son exploitation
Ainsi
donc, il est patent que la PEUR profite au Fric - de là tout
ce quil invente et ce quil fait faire pour lentretenir.
Ainsi,
outre des armes de destruction massive et le terrorisme planétaire,
il entretient diverses menaces à lintérieur
même de ses frontières les mieux gardées. Autant
de potentiels dangers contre lesquels chacun ressent le besoin de
se prémunir - et qui sont donc la source dune multitude
demplois déjà cités allant de la serrurerie
à la gendarmerie en passant par la magistrature. Tout un
dispositif qui doit somme toute son existence à celle des
inégalités sociales, et destiné à faire
respecter les lois qui les défendent et à combattre
tous ceux qui veulent les transgresser.Mais
cela dit, les clés, les revolvers et autres moyens de dissuasion
ne sachètent pas tous les jours. Si bien que le Pognon
a dû trouver une manière plus constante dasseoir
son autorité et dassurer sa subsistance. Et à
cette fin, il a songé à exploiter le trouble que peut
causer le regard des autres posé sur soi. Comme par exemple
dans le vestimentaire domaine où, pour déclencher
des avalanches de fringues et multiplier le nombre des couturiers,
des petites-mains et des boutiques, le Fric a inventé la
MODE, "manière de s'habiller conformément au
goût d'une certaine société"(Larousse
pour tous) - une invention géniale du fait que, grâce
à elle, il met chacun face à un choix : selon
quil la suivra ou ne la suivra pas, il sera bien vu ou il
aura lair dun con. Effrayante perspective faisant que
chacun choisit de la suivre. Même
si le Pognon lui fait défaut. Ce
dont ledit Pognon a profité pour inventer le CRÉDIT
"prêt consenti par une personne, par une banque."
- une invention qui constitue somme toute la raison dêtre
de sa Mafia Bancaire. La peur davoir lair con dans son
costume étant ainsi source demplois jusque dans le
hardware et le software et lérection de cités
administratives. Bref,
le phénomène Mode sest avéré si
performant, que le Pognon a eu lidée de multiplier
les MUST - "ce qu'il faut absolument faire ou avoir fait pour
être à la mode" - et de les faire proliférer
dans tous les domaines du "quen dira-t-on?". Lesquels
domaines se sont dailleurs eux-mêmes multipliés
pour devenir des Musts en soi. Et cest ainsi quon peut
fort bien avoir lair con en ne possédant pas dadresse
e-mail ou de G.S.M. - sans parler bien entendu de bagnoles, télés,
etcetera.Cela
dit, outre les intérêts carabinés que lui rapportent
ses innombrables prêts, ce que le Crédit apporte au
Fric, cest un énorme Pouvoir : celui de punir
comme à lécole ses débiteurs récalcitrants.
Une stratégie
qui sapplique tout aussi bien aux producteurs. Lesquels pour
pouvoir suivre le mouvement, doivent sacheter de nouvelles
machines. Ce dont le Pognon profite pour proposer son aide, des
Crédits dont le remboursement est escompté sur base
des bénéfices quespèrent réaliser
les emprunteurs à laide du matériel quils
sont précisément en train de payer. Ce qui ne pourra
bien se terminer quà condition que leurs produits restent
à la Mode. Obligation qui les incite à essayer danticiper
celle-ci. Ou mieux encore, de la créer. De là que
chacun songe à de nouveaux modèles. Ainsi quà
lorganisation de leur lancement. Une stratégie doù
sortent les mannequins, salons de lAuto, foires commerciales
et autres matraquages soutenus par l'AVANT-GARDE que glorifie le
show-business.Bref,
que ce soit pour vendre ou pour acheter, la permanente obligation
dêtre de son temps narrête pas de donner
des idées, de stimuler la Recherche, douvrir de nouveaux
horizons et de nouveaux marchés. Tant et si bien que tout
va de plus en plus vite pour produire de plus en plus de choses
dont nul ne peut se passer tout en sachant quà peine
achetées, elles seront bonnes pour le bac. Et lun des
résultats notoires de cette invraisemblable obligation, cest
que, lune après lautre, les P.M.E. - Petites
et Moyennes Entreprises - à force de devoir se tenir à
jour tombent en FAILLITE au profit des Grosses Boîtes Et
cest ainsi que, de liquidations en liquidations, le Fric finit
par sassurer du MONOPOLE - "Privilège exclusif
de fabriquer, de vendre ou d'exploiter" - dans tous les secteurs
clés de la Production. Et comme il nignore pas que
cest la peur qui fait courir tout le monde, il entretient
cette peur et prend parti pour le LIBÉRALISME - doctrine
économique de la libre entreprise, prônant le libre
jeu de la concurrence - lidée étant de stimuler
lesprit déquipe dans les Grosses Boîtes
et que tout sy joue un peu comme au football, chaque employé
ayant grand intérêt à bien tenir sa place, sous
peine de se retrouver sur le banc de touche, autrement dit à
lAssistance. Le but du jeu étant : se faire un
maximum de fric - chaque produit servant denjeu, plus vite
il sécoulera, mieux ça vaudra.Mais
cela dit, au sein de chaque Boîte, tous ne perçoivent
pas le même cachet. Des inégalités de traitement
qui dérivent des différences de formation des employés
- de qui les a fabriqués et des secondes matrices dont ils
émanent. Exactement comme pour le matériel. Ainsi,
un produit de Polytechnique vaut cent produits du Secondaire, de
même quun bulldozer vaut mille brouettes. Analogie qui
peut paraître risquée, mais qui pourtant est pertinente
vu que sans les machines, il ny aurait pas déquipe
du tout. Si bien que, pour chaque Boîte, elles sont capitales
- et quelles en constituent donc le CAPITAL - Ensemble
des biens, monétaires ou autres, possédés par
une personne ou une entreprise, constituant son patrimoine et pouvant
rapporter un revenu - revenu perçu par qui détient
le Capital. Et qui pour empocher le maximum attendent de chaque
équipe quelle fasse le maximum en se "contentant"
du minimum. Une
organisation pyramidale permet datteindre ce résultat.
À la base, les sans-grades, menacés par ceux du premier
échelon qui le sont par ceux du deuxième, et ainsi
de suite jusquau P.D.G qui quant à lui doit sexpliquer
devant les détenteurs du Capital. Bref,
la peur à tous les étages, ceux de la base étant
toutefois les seuls qui ne puissent virer personne. De là
quils intéressent les SYNDICATS - groupements constitués
pour la défense d'intérêts professionnels communs
- qui profitent du nombre dadhérents pour essayer de
faire peur à ceux qui leur font peur, par des manifs où
les sans-grades sunissent pour gueuler et réclamer
de quoi mieux vivre "séparément", chacun
son cube. Certains allant jusquà parler de Révolution.
Ils sont
en voie de disparition. Non sans avoir obtenu des résultats
notoires du genre ASSISTANCE PUBLIQUE, R.M.I (Revenu minimum d'insertion),
SÉCURITÉ SOCIALE "ensemble des mesures
législatives et administratives qui ont pour objet de garantir
les individus et les familles contre certains risques, appelés
risques sociaux" - comme par exemple de se faire virer. La
garantie étant dans ce cas le droit daccès à
des pensions ou des allocations, les caisses de lAssistance
alimentées par des impôts qui font grimper les prix.
Autant de conquêtes sociales dont le Pognon profite pour donner
le jour aux MULTINATIONALES, "groupes industriels, commerciaux
ou financiers dont les activités et les capitaux se répartissent
entre plusieurs États" - des constructions fondées
sur LÉVASION DES CAPITAUX "exportation de capitaux
que leurs détenteurs souhaitent soustraire aux conditions
fiscales de leur pays."Résultat :
les bénéficiaires de la Sécu portent des fringues
produites par dautres qui ne le sont pas les taxes
prélevées pour les premiers récupérées
grâce aux seconds par les Grosses Boîtes qui en profitent
pour fabriquer des Pinochet contre les Allende et leurs projets
de réformes sociales. Bien
entendu, les encubés du Vieux Monde ne pensent pas une seconde
en enfilant leurs fringues aux maux qui en résultent dans
le Tiers Monde. Ils ne songent en fait quà cultiver
leur look. Et cela non seulement pour se faire accepter dans le
domaine professionnel, mais dans lémotionnel. Et plus
particulièrement dans le sexuel, domaine où, pour
atteindre lobjectif, il faut aussi "se faire valoir".
Ce qui les oblige tous à incarner deux personnages, lun
pour le steak, lautre pour léros, chacun sa tenue,
son cadre et son blabla. Et
cest pourquoi, parallèlement aux études faites
pour apprendre à bosser, il faut que chacun apprenne comment
se trouver des partenaires - ce qui, étant donné tout
ce quil faut prendre en considération, nest pas
une mince affaire. Ainsi, par exemple, un cul fringué Yves
Saint-Laurent ne se mélange pas à ceux qui le sont
dans les Carrefour. À chacun donc son milieu où repérer
ses objectifs et sen faire désirer. Ce qui dailleurs
ne sobtient pas sans mal. De là tout ce qui sinvente
pour obtenir ce résultat. Et tout ce que ressent celui qui
ne lobtient pas. Ressentiment dont les psys et le Sigmund
ont fait leur tasse de thé en profitant des DÉPRESSIONS
"souffrances marquées par un abaissement du sentiment
de valeur personnelle", NÉVROSES "caractérisées
par de l'anxiété, dont le sujet est conscient", PSYCHOSES
"caractérisées par une altération profonde
le la personnalité, et par le fait que le sujet n'a pas conscience
de son état", pour pratiquer leur art, inventer des
traitements et sacheter des divans. Mais
cela dit, il ny a pas que les psys pour profiter de la drague.
Le taux de réussite baisse avec lâge. Doù
tout ce qui se fait en vue davoir lair jeune. Un art
dont sinspirent même des chirurgiens pour pratiquer
le LIFTING - opération qui ne trompe pour ainsi dire
personne mais fait laffaire des GIGOLOS et autres COURTISANES.