L’état
nature
1.
La scission des 3-Fonctions (Paysan-Soldat-Prêtre) distingue
radicalement l'Etat Civilisé de l'état sauvage.
« II n'existe pas, dit Dumézil, d'organisme individuel
ou de société -dans la horde ou dans la famille - qui
n'use des trois fonctions : le sacré, le puissant et le nourricier.
»
Cette affirmation dépasse l'homme : tout être vivant
répond correctement à trois nécessités
(correctement vu qu'il vit) : se nourrir, se reproduire, ne faire
ni l'un ni l'autre n'importe comment.
Trois nécessités distinctes, trois niveaux, trois domaines
du comportement : l'agressivité, la sexualité, une régulation.
Trois domaines auxquels corres-pondent les trois fonctions.
Tout part des deux premières, où s'exercent l'agressivité
et la sexualité, dans deux domaines, l'extraspécifique
et l'intraspécifique.
La violence tantôt nécessaire, tantôt interdite,
stimulée pour (se) nourrir, (se) protéger, Inhibée
pour (se) féconder; excitation Ici, frein là-bas; nécessité
d'une régulation, d'une cohérence, nécessité
de la troisième fonction, celle de pacifier, d'harmoniser en
soi les pulsions, d'en ordonner les usages, de les scinder : un temps
pour la chasse, un temps pour l'amour, un temps pour le repos, la
détente et le rêve : les trois en soi, et soi en UN.
Pour tout ce qui vit : un pouvoir autonome d'agir dans le monde sans
y semer de désordre. Ce que Lorenz a nommé : Le Grand
Parlement des Instincts.
2.
Les 3-fonctlons sont à l'état naturel, exercées
spontanément par tous les Individus de toutes les espèces
sans exception.
Ce qui est né et a survécu, s'est développé
et diversifié (selon une histoire naturelle), qui a peuplé
et animé le monde sans partage jusqu'il y a quelques siècles
à peine, tout nous signifie ceci : les obligations de survie
ont été satisfaites partout depuis le début,
sans aucun "gouvernement" séparé.
Variété des formes, longue durée sans crise fatale,
la vie a témoigné de sa capacité spontanée
de gestion d'elle-même.
De sorte qu'on en vient à se dire :
- si l'ordre a régné,
- si la vie s'est gouvernée, développée, enrichie
de nouvelles espèces tout au long de quelques milliards d'années,
- si tout fut réussi sans Travail,
ne serait-ce pas parce que le Travail n'existait pas?
La condition naturelle de l'ordre ne serait-elle pas d'interdire le
Travail ?
Traduit par "Interdit de Travailler", l’interdit d'interdire
de Mal 68 (mot d'ordre pour un autre ordre), n'aurait-il pas été
l'article un de la constitution de l'état sauvage, l'essence
de sa rationalité et de sa cohérence Interne?
La réponse est oui. Sans discussion.
3.
Les chroniqueurs de Jacques Cartier – le pionnier de la colonisation
du Canada - rapportent la bienveillance de l'accueil qui leur était
réservé par les guerriers Algonquins et Iroquois, dont
ils soulignent la dignité naturelle :
« Je vois ici, écrit Lejeune, sur les épaules
de ces peuples, les têtes de Jules César, de Pompée,
d'Auguste, d'Othon et des autres que j'ai vues en France, tirées
sur le papier, ou relevées en des médailles. »
Une majesté qui s'admire identiquement chez l'animal en liberté
- et qu'explique la réponse à la question suivante :
Que signifie dans la vie le fait que les individus connaissent les
trois fonctions; les connaissent et les vivent? Que veut dire cela,
sinon qu'en lui-même et pour lui-même chacun dispose des
éléments constitutifs de la souveraineté?
Or, qui dit exercice de la souveraineté, dit cérémonial,
une certaine distanciation (caractéristique de la majesté)
qui permet d'observer (et juger) ce qui advient.
C'est dans cet exercice que Cartier, et les siens ont surpris les
Indiens, (et été plus surpris qu'eux).
Les récits abondent qui témoignent de cette bienveillance,
de ce sens aigu de l'hospitalité, de cette générosité
souveraine des Sauvages qui, précise une chronique, «
vous offrent toujours ce qu'ils ont de meilleur, et se privent même
du nécessaire pour le donner à un étranger ».
Un naturel que le Blanc n'a pas compris.
Pourtant, il n'y avait pas à s'y tromper : ces cérémonies
n'étaient pas sans objet. Car qui dit souveraineté,
dit aussi, pouvoir, et, un pouvoir n'est un pouvoir qu'appliqué
aux choses en vue desquelles on l'a constitué.
Ainsi, recourant au potlatch (cérémonial des dons),
était-ce l'objet de leur pouvoir que les Indiens désignaient
sans ambiguïté à l'attention et au respect de l'Homme
blanc. N'importe quel petit h l'aurait compris sans autre explication.
Mai, de toute évidence, le Grand H n’y comprend rien..
L'indien tenta de s'expliquer verbalement.
Que fallait-il comprendre, sinon que le bien le plus précieux
qu'un chasseur doit défendre est son milieu -et que ce qu'il
doit en défendre n'est pas essentiel-lement sa superficie mesurable,
mais son intégrité concrète, l'intégrité
non estimable (Inestimable) de qui vit, se meut et pousse dessus !
Il doit en défendre l'état naturel proprement dit, correspondant
à son état de chasseur.
« Ainsi, rapporte le père Lejeune, pensent-ils que la
vie les ayant fait naître sur la terre qu'ils habitent, personne
n'est en droit de les troubler dans leurs possessions. Et comme ils
ne connaissent aucune propriété (aucune mesure) territoriale,
ils jugent que tout le pays leur appartient en commun, et qu'une terre
où ils habitent - et où sont les os et l'esprit de leurs
ancêtres - est sacrée, et inviolable. »
Le Sauvage respecte la terre pour ce qui la peuple. La perspective
de la Travailler, (et donc de la dépeupler) pour la forcer
de produire autre chose viole le sens de la propriété
qui est le sien et qui est, inné, la propriété
de la terre d'engendrer librement la vie - d’engendrer la vie
libre.
« Tout ce que nous avons et que vous pouvez emporter, nous vous
le donnerons, mais la terre jamais. »
Comment la terre, pourrait-elle faire l'objet d'échanges, alors
qu'elle est un tout, un sujet organique dont le chasseur fait lui-même
organiquement partie : d'abord parce que, chasseur, il court les bois,
cueille, ramasse, trie, nettoie le paysage, sélectionne les
proies, influence et participe à l'animation, la constitution,
la gestion, l'esprit, la politique du tout, au même titre que
les autres espèces ; ensuite, parce que, né, nourri
et grandi sur place, figure humaine de la fécondité
générale, le chasseur est en personne un produit de
l'ensemble. Sujet du tout, il en partage l'esprit; objet du tout,
il lui réserve son corps et y laissera ses os.
Cela ne s'invente pas. Porte-parole des Nez-Percé, Hin-Mah-Too-Yah-Lat-Kekht,
fait état d'une telle conscience élevée de soi,
et du rôle de l'h dans le monde :
« La terre et moi, dit-il, sommes du même esprit : la
mesure de la terre et la mesure de nos corps sont les mêmes.
»
Puis, pour ne laisser place à aucun malentendu, Hin-Mah-Tooh-Yah
prend encore soin de préciser :
« Mais, dit-il, ne vous méprenez pas et comprenez bien
la raison de mon amour pour la terre. Je n'ai jamais dit que la terre
était mienne pour en user à ma guise. Le seul qui ait
le droit d'en disposer est celui qui l'a créée. Mais
je revendique le droit de vivre sur ma terre, et vous accorde le privilège
de vivre sur la vôtre. »
L'économie politique de l'état sauvage tient tout entière
dans ces phrases.
4.
L'état sauvage est cohérent. Des milliards d'années
le prouvent.
Et non seulement ça fonctionne, mais ça fonctionne tout
seul. Ou plus exactement, si l'état sauvage est stable, c'est
qu'il est l'état que tous avaient spontanément créé.
Voici comment :
On sait que la réussite des chasseurs collecteurs dépend
du soin qu'ils prennent à ne rien faire qui trouble leur milieu.
Il s'agit là d'une condition qui leur permet de gagner leur
vie.
Mais, condition imposée par la chasse en vue de la consommation,
rien n'irait si ladite condition compromettait la production de ce
qu'on chasse.
Il n'en est rien. L'obligation de ne rien forcer, non seulement ne
menace pas la production, elle l'organise.
Compte tenu de ceci : Ce qui vit à l'état sauvage dispose
souverainement de soi selon ses besoins, puise dans le milieu les
matières de sa subsistance, et donc de la croissance et de
l'entretien de sa propre personne, s'adapte, se spécialise,
se spécifie, se caractérise par rapport à tout
le reste (en rapport avec le reste), de sorte que, en fin de compte,
chacun satisfaisant ses désirs particuliers, se produit lui-même
objectivement, et s'offre du coup personnellement, libre de fuir ou
se défendre, mort ou vif, à la convoitise d'autres espèces,
à la satisfaction d'autres besoins particuliers.
Ainsi chaque organisme reconstitue-t-il en vivant le "stock alimentaire"
destiné à la consommation ET à la production
d'autres espèces. Il s'ensuit que la vie dans la variété
de ses formes ne saurait être que cohérente avec le milieu
- ou ne pas être. Il n'en est aucune qui ne serve à l'homogénéité
de l'ensemble : une seule manque et l'insatisfaction, l'incomplétude
générale s'installe.
De sorte qu'alimenté à partir du "solaire",
du plus simple au plus compliqué des organismes, présent
depuis les origines, l'état naturel s'est maintenu sans que
(et parce que) personne ne force rien, chacun faisant ce qu'il faut
pour d'autres, alors qu'il faisait librement ce qu'il faut pour lui-même.
Fondé sur l'exercice généra1isé à
tout ce qui vit des 3-fonctions de la souveraineté, l'état
sauvage :
- confère un égal pouvoir à tous de puiser dans
le stock selon ses besoins : c'est le politique (ou l'exercice généralisé
de la fonction agressivité) ;
- fait en sorte que chacun, se produisant et se reproduisant, reconstitue
le stock selon les besoins d'autres : c'est l'économique (ou
l'exercice généralisé de la fonction fécondité);
- organise le tout, du fait que seules sont viables les espèces
dont les besoins et les caractères particuliers sont. en rapport
cohérent avec les besoins et les caractères généraux
du milieu où elles sont; c'est l'éthique (ou l'exercice
généralisé de la fonction moralité).
Une politique, une économie, une éthique : un sujet
(la vie), un objet (la vie), des manières d'être (la
vie) -un tout, les trois en un : la vie, sa création, son secret.
La vie : cause, raison et fin en soi, en elle-même, en chacun.
La vie qui se pense (se diversifie, se spécifie, s'unifie)
parce qu'elle est comme elle est.
5.
Peu importe l'espèce, peu importe sa nourriture, qu'elle vive
de chasse, de ramassage, d'arrachage, de pêche ou de collecte,
le lien qui unit les individus à un territoire, est au coeur
de la vie sauvage, essentiel, fonctionnel, organique. Au même
titre qu'une plante, l'animal est enraciné au lieu de sa naissance
: le don de se mouvoir n'implique pas l'arrachement.
Transplanté, animal ou végétal, on ne survit
que repiqué, cultivé, artificiel et dépendant.
Les Anciens, les Négriers le savaient qui déracinaient
les vaincus pour en faire leurs esclaves.
Et si, quant à nous, nous ignorons ce lien solide qui unit
la vie libre à la terre, c'est que, déracinés
de naissance, nous ne saurions comprendre ceux qui nous disent, comme
le ferait un arbre en terre, que « la terre et son corps se
mesurent l'un par l'autre », et que « nulle part ailleurs
on ne saurait trouver autant d'avantages que chez soi » ?
6.
L'union organique à un milieu n'est pas un fait abstrait. L'autonomie
de subsistance est la règle générale. Chacun
se localise là où rien ne lui manque. De sorte que le
milieu naturel n'est peuplé que d'espèces qui globalement
s'entre-conviennent pour se compléter, des espèces dont
les territoires se chevauchent, chacun peuplé et traversé
de ce dont chacun a besoin et est armé pour prendre. Besoin
et armement : deux facteurs qui vont être déterminants
des comportements spécifiques individuels.
Ainsi, parlant du petit h comme on le pourrait, mutatis mutandis,
de tout autre animal, voilà qui va déterminer le fait
qu'un chasseur collecteur se double forcément d'un guerrier.
Il ne saurait suffire de chasser pour constituer une tribu de chasseurs
: encore faut-il un territoire pour être autonomes, dont la
définition se fera en fonction des besoins propres, compte
tenu des besoins identiques éprouvés par le semblable.
Une nécessité s'ensuit : répartir les terres
qui peuvent convenir.
Qui sinon soi-même va opérer un juste partage, usant
de la fonction agressivité appliquée à se faire
respecter des tribus voisines ?
Souverain, tout Sauvage recourt à la guerre comme à
son droit à la vie. Des guerres qui, dans l'exercice de la
souveraineté, sont l'affirmation d'un droit (égal pour
tous) de profiter de soi-même comme du reste.
La "guerre". Comme toute "attribution" de l'état
sauvage, elle a sa loi modératrice.
En effet : si la subsistance (un montant de vivres à réunir
absolument) exige de chaque tribu qu'elle se réserve un territoire,
et le défende contre la tentation que d'autres auraient de
s'y servir, si l'obligation d'user de la force contre le semblable
va effectivement jusque-là, Il faut aussitôt se dire
qu'elle ne va pas au-delà.
II est nécessaire d'être autonome, mais il suffit de
l'être.
L'autonomie fonde la souveraineté.
Mais une terre n'est sienne que défendue. Un surcroît
de terre (qui exige un surcroît de défense) retranche
à l'autonomie plutôt qu'elle n'y ajoute, limite la souveraineté
au lieu de l'étendre. Et c'est ainsi, constate Jacquin, «
que la paix ne s'accompagnait jamais d'acquisitions territoriales
ou de prérogatives d'une tribu sur l'autre; jamais non plus
l'adversaire n'était exterminé. »
La part qui chez les chasseurs collecteurs détermine l'usage
intraspécifique de la violence se trouve ainsi mesurée
par les besoins vitaux. La raison objective qui exige la guerre est
en même temps celle qui en limite la portée.
Mais subjectivement, où s'arrête le désir de se
battre des sauvages, hommes ou bêtes?
Exactement (ou presque), alors que la lutte cesse d'être objectivement
nécessaire.
Il y a naturellement refus de risquer sa vIe pour rien.
Pour l'animal, Konrad Lorenz est formel : quel qu'il soit, plus il
s'éloigne de ses bases à la poursuite de concurrents,
moins il est motivé, moins il se montre agressif, tandis qu'un
mouvement s'opère en sens inverse dans la tension de ses adversaires
- quelque part entre deux, une frontière exacte, déterminée
par les besoins de part et d'autre.
Quant au petit h, Clastres précise : « La société
primitive est, en son être, société-pour-Ia-guerre,
mais elle est en même temps, et pour les mêmes raisons,
société contre le guerrier ! »
L'homme de ladite société, pas plus qu'il ne saurait
faire un chasseur sans se montrer guerrier, n'a la possibilité
d'être guerrier sans se montre chasseur.
Le goût du sauvage pour le guerre, le réel prestige qu'il
en retire des siens, le respect dont il jouit auprès de ses
adversaires, tout est tempéré par l'étendue et
l'estimation des besoins réels.
Tout pour être autonome, rien au-delà, rien en-deça.
Une loi qui enseigne intrinsèquement une sorte de moralité
naturelle qui dirait : A chacun selon ses besoins, rien de moins,
rien de plus - moins, c'est injuste pour soi, et il faut se battre;
plus, c'est injuste pour les autres, et il faut refuser de le faire.
Une moralité fondée sur une capacité de jugement,
le "flair" dont est doué ce qui vit sans contrainte.
Voir, entendre et sentir juste, mesurer l'objectif à l'aide
du subjectif - expérience acquise (ou innée) de soi
et du milieu; savoir conscient (ou inconscient), qui fait coïncider
avec précision un territoire et des besoins, le but et l'envie.
Tel est l"'ordre" des calculs de l'état sauvage.
Calculs prodigieux, en nombre prodigieux, à partir desquels
tout est "gouverné", "planifié",
"autogéré".
L'état le plus stable du monde en résulte, fabuleux
d'imagination et d'invention. Multitude des goûts et des couleurs;
son décor, le paysage; ses acteurs, la vie; son théâtre,
le monde, l'eau, l'air, la terre et le feu; son scénario, les
aventures, intrigues et rebondissements que réserve à
tout le monde l'exercice généralisé des 3-fonctions
de la souveraineté.
Tel a été l'art sauvage, un art de vivre, le sujet et
son objet non séparés, l'acteur et le spectateur en
une personne : « On les voit rire, rapporte Sahlins, dans des
conditions telles que même des jésuites avaient du mal
à les supporter d'une âme égale : Je les voyais,
dit l'un de ceux-ci, dans leurs peines, souffrir avec allégresse.
Ils m'encourageaient même. Garde -toi de la tristesse, Chihiné,
me disaient-ils, aie l'âme dure, sinon tu seras malade; regarde
que nous ne laissons pas de rire, quoique ces jours-ci nous mangions
peu ».
Mais le Jésuite resta Jésuite.
7.
Au temps de la conquête, lors qu'ils s'adressaient aux Blancs,
comment les Indiens auraient-ils deviné qu'Ils avaient affaire
à des gens non autorisés à juger de rien par
eux-mêmes, qui ne disposaient pas souverainement de leur propre
personne, qui ne pouvaient s'en aller s'ils l'avaient souhaité,
des gens qui, pour tout dire, étaient des gens sans terre.
L'Indien croit alors traiter d'égal à égal. Souverain
parmi les siens qui le sont tout autant, il "ignore" ce
que c'est qu'un maître et un valet. Il lui faudra un siècle
pour l'apprendre, et savoir que sans terre. on est aussi sans fierté.
En témoignent les Micmac :
« Vous allez être profondément déçus
si vous espérez nous persuader que votre pays est meilleur
que le nôtre, disait en 1676 leur porte-parole. Car si la France
est ce petit paradis terrestres dont vous parlez, est-il sensé
de le quitter?
« Et pourquoi abandonner femmes, enfants, parents et amis? .
. .
« Nous vous croyons en outre incomparablement plus pauvres que
nous, et ça malgré vos apparences de grands capitaines.
Vous n'êtes que de simples journaliers, servants, et esclaves
se faisant une fête de nos vieux chiffons et de misérables
vêtements de peau qui ne vous servent plus, et vous venez ici,
en pêchant la morue, vous consoler de la misère et de
la pauvreté qui vous accablent. « Vous êtes contraints
d'avoir recours aux Indiens que vous méprisez tant, et vous
leur mendiez le produit d'une chasse pour vous régaler.»
C'était en 1676.
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